Sur la côte bretonne, l'hiver ne se résume pas à un thermomètre. Le vent s'engouffre dans les ruelles de Roscoff, l'air du large goutte dans les vêtements, et chaque sortie au bord de l'eau devient une question d'équipement. C'est pour ces journées-là que nous avons développé la Orquale, notre double polaire sherpa, en deux coloris : vert forêt et bordeaux.
Une double polaire — on parle aussi de polaire lourde — n'est pas un sweat plus épais. C'est une pièce construite comme une couche d'isolation à part entière, avec ses règles d'usage et d'entretien. Ce guide détaille comment elle fonctionne, comment la porter et comment la faire durer.
Pourquoi une double polaire ?
Le sherpa doit son nom à ses bouclettes longues, héritées des vestes d'expédition. Leur rôle n'est pas seulement d'être douces au toucher : en emprisonnant une épaisse couche d'air immobile, elles créent l'essentiel de l'isolation. C'est l'air, et non le tissu, qui garde la chaleur.
La Orquale double le principe : une face sherpa bouclée à l'extérieur, une polaire dense contre le corps. Deux nappes de fibres, deux réserves d'air, un seul vêtement. D'où son nom de double polaire — une chaleur proche d'une doudoune fine, sans son poids ni son encombrement.
Contrairement à une doudoune, une polaire reste respirante : elle laisse passer la vapeur d'eau que le corps produit en marchant. Seule lors d'une journée sèche, sous une coque coupe-vent quand le temps se lève : elle s'adapte à presque tout, sauf à la pluie battante.
Deux coloris, deux caractères
La version vert forêt penche côté terrain : sherpa 480 g/m², col montant, fermeture zip recyclée, poche poitrine renforcée Cordura® et broderie Balen en fil turquoise. Sa coupe droite se glisse sous une coque sans faire de plis, et sa face interne ton sur ton reste douce lavage après lavage.
La version bordeaux assume un caractère plus urbain : sherpa 450 g/m² anti-boulochage, coupe relaxed, col, empiècement dorsal et poches zippées invisibles renforcés d'inserts softshell qui coupent le vent là où il frappe. Fermeture nylon à tirette métal, et une broderie Balen qui joue le contraste — jaune et vert forêt sur la poitrine, vert forêt en grand sur le dos.
Le système des trois couches
Un équipement d'hiver s'assemble en trois couches, et chacune a un métier :
- La couche de base, contre la peau, évacue l'humidité.
- La couche intermédiaire isole en emprisonnant l'air chaud : c'est le rôle de la Orquale.
- La couche externe — coupe-vent ou hardshell — fait écran au vent, à la pluie et à l'écume.
Le sherpa, aussi dense soit-il, ne coupe ni le vent ni la pluie. Par grand vent sur la côte, ajoutez une troisième couche par-dessus : la polaire continue d'isoler, la coque protège.
Matières recyclées, entretien simple
Les deux Orquale sont en polyester recyclé issu de bouteilles usagées — 53 bouteilles pour la version vert forêt, certifiée GRS (Global Recycled Standard) et OEKO-TEX® Standard 100. La version bordeaux reprend le même principe, avec un traitement anti-boulochage qui préserve les bouclettes lavage après lavage.
Côté entretien, trois gestes suffisent : laver à 40 °C maximum, sur l'envers, zip fermé ; sécher à l'air libre, jamais au sèche-linge ; ne pas repasser. Le sèche-linge écrase les bouclettes durablement — l'air libre suffit, et une polaire sèche vite.
Les deux Orquale
La Orquale est unisexe. Pour une femme, prenez une taille en dessous de votre habituel. Côté enfants : le XXS correspond au 10/12 ans, le XS au 12/14 ans.
Non. Le sherpa isole mais n'est ni déperlant ni imperméable. Par temps humide, ajoutez une couche externe coupe-vent ou hardshell par-dessus.
À 40 °C maximum, sur l'envers, zip fermé, puis séchage à l'air libre. Pas de sèche-linge, pas de repassage : ces deux gestes écrasent les bouclettes durablement.
